GAME – l’histoire du jeu vidéo se joue à la Fondation EDF

« GAME, le jeu vidéo à travers le temps« , ou l’expo qui vous fait prendre conscience du temps qui passe ! Voir dans une galerie d’art une chambre d’ado, avec l’exposition d’icônes comme une console Atari, une Nintendo DS et un poster de princesse Leia, est un indéniable signe que quelques années se sont en effet écoulées.

GAME est une exposition qui retrace l’histoire du pixel jeu vidéo. Gentiment nostalgique et régressive, geek juste ce qu’il faut, tout en noir et blanc, elle est élégamment psychédélique : mention spéciale pour la moquette rayée de courbes, très « Polly Magoo ».

L’expo, qui présente une soixantaine de jeux, dont une trentaine en libre accès, propose d’analyser les évolutions et les ressorts de cette histoire, qui a démarré presque par hasard il y a plus de 50 ans. Elle évalue aussi les apports du jeu vidéo dans des domaines variés, tels que l’informatique, la pédagogie, ou encore la publicité.

GAME

GAME l'expo

GAME

Une brève histoire du jeu vidéo

L’histoire du tout premier jeu, « Tennis for two », date des années 1950 et montre bien l’enchevêtrement de compétences et la diversité d’objectifs qui étaient à la base des jeux.

Son créateur, William Higinbotham (1910-1994), diplômé de physique, faisait partie de l’équipe du « Manhattan Projet », à la réputation peu glorieuse : c’est elle qui a permis de lâcher deux bombes nucléaires sur le Japon en 1945. A la suite de cet événement tragique, William devient un ardent défenseur de la non-profilération nucléaire. Actif dans un laboratoire dédié à ce sujet, il imagine, à l’occasion d’une journée « portes ouvertes », en 1958, de créer un jeu pour distraire les visiteurs. Ce fut « Tennis for two« , l’ancêtre du jeu vidéo.

En 1962, un simulateur de vol spatial, « Spacewar ! », devient officiellement le premier jeu vidéo.

C’est en y jouant que Nolan Bushnell (né en 1943) a une révélation ; en 1972, il fonde Atari, puis conçoit le jeu « Pong » avec Alan Alcorn, dont le succès populaire sera retentissant. A partir de ce jeu, l’histoire de ce secteur, dès lors clairement ancré dans le divertissement, ne fera que s’accélérer.

Incroyablement enrichi sur le plan visuel depuis des décennies, le jeu vidéo représente en 2015 une industrie de près de 92 milliards de dollars*, un chiffre d’affaires qui dépasse celui du cinéma !

 GAME l'expo

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L’expo GAME, on y avec :

  • Des enfants, des ados, des parents, des grands-parents : toutes les générations peuvent y trouver leur compte !
  • Nul besoin d’être expert ou passionné pour découvrir cette galerie, habilement mise en musique par le journaliste Jean Zeid, commissaire de l’exposition
  • GAME intéressera aussi les personnes qui aiment les arts visuels, le pop art, la publicité

GAME l'expo

Que nous dit l’histoire du jeu vidéo retracée dans GAME ?

Au croisement de l’innovation technologique, du jeu, du design et de l’adolescence, le jeu a bien des choses à nous raconter.

Tout d’abord, c’est un espace d’expérimentation, et d’expression. Ses pionniers (ingénieurs, écrivains, photographes…) sont souvent des précurseurs qui n’ont pas trouvé ailleurs que dans le jeu vidéo un terrain où s’exprimer. C’est avec le jeu qu’ils ont pu déployer des univers à la hauteur de leur imagination, comme par exemple Amy Hennig, qui se destinait à l’écriture puis au cinéma, et qui finalement créa la saga Unchartered.

Ensuite, c’est une prolongation de la cour de récré. On y retrouve l’esprit de compétition (« Sega, c’est plus fort que toi »), le goût de la castagne, et ce côté « interdit aux adultes » qui re-crée un monde imaginaire, aux lois différentes.

Enfin, et on reboucle ici avec la nostalgie qui parcourt cette expo, le  jeu est bien une invention des années 1960/1970.  On retrouve ici l’inventivité échevelée et colorée de ces années ingénues. Le jeu vidéo est technologique certes, mais sans autre prétention que de divertir – et ce même s’il est parfois pédagogique (« serious game ») – et d’être visuellement captivant.

L’exposition aurait d’ailleurs pu se prolonger sur les plus récentes années de cette évolution, durant lesquelles les images n’ont eu de cesse de se perfectionner, au point que le réalisme de certaines intéressent les photographes, et même certains musées.*

GAME, ou une expo originale, pleine d’humour, dont le didactisme procède par touches, et qui propose un condensé assez unique sur un volet de l’histoire récente de l’industrie du divertissement.

La fin de l’adolescence ?

Pratique

GAME, à la Fondation EDF jusqu’au 27 août 2017 – 6, rue Récamier, 75007 (Sèvres-Babylone) – Entrée libre, du mardi au dimanche, de 12h à 19h (sauf jours fériés) – Vous pouvez retrouver tous les détails pratiques et à jour ici

L’exposition est en accès gratuit. La parcourir vous prendra entre une demi-heure et plusieurs heures si vous jouez ! 

Le parcours : au rez-de-chaussée, le décor est planté par des flash-backs et des portraits d’inventeurs, hauts en couleurs ! A l’étage, place au jeu ! Près d’une trentaine d’arcades sont en libre accès. Le petit sous-sol est dédié aux « serious games ».

GAME

*Voir l’article d’Elodie Cabrera dans le magazine Polka de Mars/Avril/Mai 2017, « Les Gamers : reporters du virtuel »

Little Goguette vous a emmené ici :

GAME l'expo, à la Fondation EDF

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